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Service presse | Power over me par Jessica Di Salvio

« Souffrir d’un mal invisible
Fait plus mal
Que le cancer sur mes os
En phase terminale »

Jessica Di Salvio • Autoédition • Poésie • 64 pages

Poèmes pour une tasse de thé (1er recueil de poèmes)

Synopsis

Démon. Douleur. Peur. On attribue ces mots aux souffrances causées par la maladie mentale. Doute. Anxiété. Colère. Ce sont les souffrances réelles que peuvent ressentir les victimes de maladie mentale. Parfois, il suffit de mettre les maux sur papier pour les oublier un instant. Dans ce recueil de poèmes, vous trouverez des mots difficiles, douloureux, car ils sont écrits par quelqu’un souffrant d’un trouble de santé mentale et qui a vu, au cours de sa vie, plusieurs en souffrir aussi. Ces maux qu’on oublie d’écrire, de parler et qui deviennent des Tabou. À travers plusieurs troubles : anxiété, schizophrénie, bipolarité, trouble de personnalité limite, etc., il y aura des heures sombres où le suicide cogne à la porte et des lueurs d’espoir grâce à ceux qui ont le courage d’affronter la vie et de tendre une main aimante. C’est un voyage qui en vaut la peine, si on veut avoir le contrôle sur soi.

Mon avis

J’avais beaucoup aimé le 1er recueil de poèmes de l’auteure donc quand j’ai su qu’elle en sortait un 2e, j’avais particulièrement hâte de le découvrir. Les thèmes sont très différents du premier qui se rapprochait plus de l’amour, de la nostalgie et de l’enfance. Dans Power Over Me, on se retrouve face à des poèmes aux mots percutants tournant autour des thèmes comme l’insomnie, la douleur, la dépression, l’anxiété et la santé mentale. Au travers de tout ça, on peut même en lire quelques uns qui apportent un message d’espoir. Parce que oui, vivre avec une maladie mentale n’est systématiquement synonyme de malheur. Le bonheur est atteignable et on le comprends très bien grâce à Power Over Me.

J’avais aimé le premier recueil, mais celui-ci est venu me toucher comme je ne m’y attendais pas. Jessica sait jouer avec les mots, mais surtout, elle sait en faire des agencements qui viennent droit au cœur. En lisant les poèmes sur la dépression ou l’anxiété, je le ressentais jusqu’au fond de moi comment elle pouvait se sentir durant ces périodes ou la vie n’était pas rose. La douleur véhiculée est clairement réelle et on la ressent à la lecture de ces poèmes. Je ne suis pas atteinte de ces troubles et pourtant la lecture de ces poèmes a réussis à me les faire vivre l’espace d’un instant.

J’ai bien aimé cet agencement de deux poèmes français pour un en anglais. Les mots ne venaient pas percuter de la même façon, mais faisait passer le message malgré tout. En fait, les mots sont aussi percutants que la page couverture de ce recueil. Tout est beau dans ce petit ouvrage. En regardant la photo de couverture, on s’attend à vivre quelque chose, on s’attend à de la douleur, de la tristesse et c’est exactement ce qu’on obtient à la lecture. Mais pas que. Ce recueil c’est une belle grosse visibilité pour toutes les personnes qui sont atteintes de ces troubles. Une visibilité, mais également de la compréhension face à leur vécu.

Dans tous les poèmes présent dans ce recueil, mes préférés sont définitivement Voices que j’ai trouvé puissant même s’il était plutôt court, Maladie imaginaire et Fuck it. Mais je dirais surtout qu’il n’y en a pas un que je n’ai pas aimé en fait. Mais ces trois-là sont vraiment venus me chercher. Dans le cas de Maladie imaginaire, la raison pourquoi je l’ai aimé à ce point c’est parce que c’est vrai que les maladies mentales sont considérées comme des maladies imaginaires. Je l’entends souvent et je suis persuadée que vous l’avez aussi entendu, voir même peut-être pensée. Pourtant, comment est-ce qu’une maladie imaginaire peut faire sentir mal à ce point-là ? Grâce aux autres poèmes présents dans le recueil on se rend très vite compte que non, la dépression, l’anxiété, les maladies mentales ne sont pas imaginaires. Ce sont des problèmes que les gens gardent trop longtemps au fond d’eux-mêmes par peur de ne pas être cru, de ne pas être aidé.

Je suis vraiment contente d’apprendre qu’il y en aura un troisième. J’ai hâte de voir ce que Jessica nous réserve cette fois-ci. Et vous, quel a été votre poème préféré ?

Bonne lecture,
Kat

Note : 4 sur 5.
Pour se le procurer : Amazon

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