Critiques de livres

Chronique | L’enfant aux pieds d’argile par Thaïs Barbieux

« Peut-être que je lui rappelais de mauvais souvenirs… ou des bons ; les bons souvenirs sont parfois aussi douloureux que les mauvais. »

Thaïs Barbieux • Éditions de l’Exil • Fiction • 114 pages

Synopsis

Je suis née avec tous les pouvoirs qu’on octroie aux étoiles. Ma suite est composée d’êtres venant des pays féériques. Je sais parler toutes les langues.

Or, je suis trop grande pour être portée par mon père. Les portes de mon école sont trop étroites pour que je m’y glisse. Les autres enfants soufflent sur moi, comme sur un pissenlit, et moi je m’étiole. Je rapetisse.

Je disparais doucement.

Mon avis

J’ai gagné ce roman lors d’un concours sur Facebook et j’en suis plutôt contente. Je voyais le nom de l’auteure passer fréquemment dans les commentaires de différents lives d’auteurs et je trouvais ses questions vraiment pertinentes. Quand j’ai su qu’elle écrivait et qu’elle utilisait un procédé d’impression différent (à la demande avec des reliures artisanales) ça m’a tout de suite intrigué. Je suis quand même la fille qui a acheté un livre sans savoir ce qu’il contenait simplement parce que je trouvais la reliure jolie lors du dernier salon du livre de l’Estrie.

J’ai trouvé l’écriture de Thaïs vraiment agréable à lire et tout en poésie. Il n’y a pas de longueur et c’est droit au but, mais j’ai tout de même trouvé les tournures de phrases bien travaillées et jolies. Il y avait même une utilisation occasionnel de mots soutenus que j’ai trouvé agréable (j’aime apprendre de nouveaux mots), mais ce sont surtout les allégories (les figures de style n’ont jamais été mon forte, mais il me semble que c’est bien ça) que j’ai trouvé impressionnante. J’ai trouvé intéressant qu’Estelle soit présentée comme une planète lors de sa naissance. Tous les termes entourant ce terme étaient employés et j’ai vraiment aimé cette façon de jouer avec les mots.

Mais j’ai surtout aimé le récit. En tournant les pages, j’avais l’impression de lire à propos d’un enfant qui a l’avenir et le monde a ses pieds, qui n’a aucune limite puisqu’il n’en connaît aucune et qu’il n’est pas forcément au courant qu’il est différent. C’est lors de l’entrée à l’école qu’il est confronté pour la première fois à sa différence. Avec l’acharnement des jeunes de son âge, l’enfant tente donc d’entrer dans le moule, Estelle diminuera donc en taille pour pouvoir mieux se fondre parmi le groupe et mieux s’y cacher, sans effet. C’est de cette façon qu’elle poursuivra sa décroissance jusqu’à ne plus avoir confiance en elle. À ce point, elle est minuscule avec une fois qui ne porte pas loin et les gens l’ignore au mieux. Mais c’est avec la confiance et le support de ses amis cher qu’elle arrive à reprendre confiance en elle. J’ai aimé comment ce roman était écrit. J’avais l’impression de lire un conte. Conte avec une morale importante.

L’histoire est somme toute courte, mais je trouve qu’elle se suffit très bien à elle-même. À la fin, je n’ai pas eu l’impression qu’il manquait quelque chose. Au contraire, je trouvais que la fin était très satisfaisante par rapport à l’histoire dans son tout. Ce petit roman est donc une très bonne découverte pour moi. Surtout que c’est un genre que je ne lis pas fréquemment, moi qui suit plus habitué aux romans de fantasy young adult.

Bonne lecture,
Kat

Note : 4 sur 5.
Pour se le procurer : Les éditions de l’Exil

2 commentaires sur “Chronique | L’enfant aux pieds d’argile par Thaïs Barbieux

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