Critiques de livres

Chronique | Transcendent Kingdom par Yaa Gyasi

“The truth is we don’t know what we don’t know. We don’t even know the questions we need to ask in order to find out, but when we learn one tiny little thing, a dim light comes on in a dark hallway, and suddenly a new question appears. We spend decades, centuries, millennia, trying to answer that one question so that another dim light will come on. That’s science, but that’s also everything else, isn’t it? Try. Experiment. Ask a ton of questions.”

Yaa Gyasi • Knopf • Fiction • 264 pages

Synopsis

Gifty is a fifth-year candidate in neuroscience at Stanford School of Medicine studying reward-seeking behavior in mice and the neural circuits of depression and addiction. Her brother, Nana, was a gifted high school athlete who died of a heroin overdose after a knee injury left him hooked on OxyContin. Her suicidal mother is living in her bed. Gifty is determined to discover the scientific basis for the suffering she sees all around her.

But even as she turns to the hard sciences to unlock the mystery of her family’s loss, she finds herself hungering for her childhood faith and grappling with the evangelical church in which she was raised, whose promise of salvation remains as tantalizing as it is elusive. Transcendent Kingdom is a deeply moving portrait of a family of Ghanaian immigrants ravaged by depression and addiction and grief–a novel about faith, science, religion, love. Exquisitely written, emotionally searing, this is an exceptionally powerful follow-up to Gyasi’s phenomenal debut.

Mon avis

J’avais adoré le premier roman écrit par cette auteure. Quand j’ai vu qu’elle nous arrivait avec une second livre, j’ai tout de suite su que je le lirais. Le sujet me semblait intéressant et surtout très différent de ce que j’ai l’habitude de lire. Malheureusement, je n’ai pas autant aimé ma lecture que je l’aurais espérée. Je l’ai certes trouvée intéressante par moment, à d’autres, je m’ennuyais un peu et je me demandais ou on s’en allait avec ça.

La perspective que ce roman traite de santé mentale et de neuroscience m’excitait beaucoup. J’ai étudié en sciences avant de me diriger vers les sciences infirmières et bien que la recherche en tant que telle n’était pas un domaine pour moi, cela reste tout même fascinant à mes yeux. De plus, j’aimais que l’auteure traite de dépression, d’addiction et de deuil. Trois sujets qui sont, encore de nos jours, stigmatisés. Les gens acceptent que l’on vivent un deuil, mais il ne doit pas être trop long, il ne doit pas être trop court, il ne doit pas nous empêcher d’avancer dans la vie… bref, les gens ont une idée bien précise de comment un deuil doit être vécu et tout ce qui en déroge dérange. C’est la même chose avec la dépression et les troubles d’usage de substances. La personne ne s’aide pas assez, elle vient d’un background qui la prédisposait à ça donc il n’y avait rien à faire, ça aurait pu être évité avec une meilleure éducation… bref, tout le monde en va de son opinion. En mélangeant la neuroscience et ces thématiques, l’auteure vient en quelque sorte faire comprendre que ce sont des maladies à même titre qu’une maladie physique. Une des différences, c’est que les traitements pour les maladies mentales ne sont jamais pleinement compris. Et c’est là-dessus que le personnage de Gifty travaille. J’ai apprécié me plonger dans la réalité d’une famille au prise avec ces problématiques. Ça remet les idées en perspectives disons.

En fait, ce que j’ai le plus aimé c’est comment toutes ces thématiques ont aidé à forger la personnalité de la Gifty adulte. Comment ce qu’elle a vécu dans sa jeunesse à faire en sorte qu’elle a travailler sans relâche dans le but d’un jour aider des gens souffrant des mêmes problèmes que son frère et sa mère. Pour bien nous faire comprendre tout ça, on a droit au récit de ses jeunes années alors que son frère est encore présent jusqu’à sa descente aux enfers, on a droit au récit de ses recherches actuelles et du retour de la dépression dans la vie de sa mère, on a droit à des extraits de ses journaux intimes de jeunesse, etc. Le tout dans le but de bien passer les émotions vécues par Gifty et sa famille.

Il y ait également beaucoup question de religion. Peut-être un peu trop à mon goût, mais encore une fois, ça vient donner le ton sur les raisons derrière les actes de Gifty et surtout les actes de sa mère. Ça explique quand même bien les différentes réactions de Gifty et de sa mère face à leurs problèmes quotidiens. Malheureusement, la religion est vraiment un sujet qui ne me touche pas et qui ne me rejoint pas. Je suis donc restée de glace face à tout ça.

Bien que j’aie trouvé le roman intéressant, je n’ai pas été transporté comme le résumé du roman le promettait. C’est certes une histoire touchante d’une famille qui doit avancé dans l’adversité, mais ça ne m’a malheureusement pas fait vivre d’émotions. Pas autant que son premier roman du moins. J’ai lu ce roman à un moment de ma vie ou j’étais plutôt fatiguée, est-ce que ça a un lien direct avec ce que j’ai ressenti lors de ma lecture ? Peut-être. Peut-être pas. Dans tous les cas, c’est une lecture que j’ai apprécié et que je recommande tout de même pour les personnes qui seraient intéressées par ces sujets. Ils sont super bien abordés et on sent qu’il y a eu une recherche avant l’écriture. Peut-être que vous, vous serez un peu plus touché par le récit que je ne l’ai été. Qui sait ?

Bonne lecture,
Kat

Note : 3 sur 5.
Pour se le procurer : Les libraires

3 commentaires sur “Chronique | Transcendent Kingdom par Yaa Gyasi

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