Critiques de livres

Chronique | Lovely War par Julie Berry

“I envy the mortals. It’s because they’re weak and damaged that they can love.”

Julie Berry • Viking Books for Young Reader • Romance historique • 480 pages

Synopsis

It’s 1917, and World War I is at its zenith when Hazel and James first catch sight of each other at a London party. She’s a shy and talented pianist; he’s a newly minted soldier with dreams of becoming an architect. When they fall in love, it’s immediate and deep–and cut short when James is shipped off to the killing fields.

Aubrey Edwards is also headed toward the trenches. A gifted musician who’s played Carnegie Hall, he’s a member of the 15th New York Infantry, an all-African-American regiment being sent to Europe to help end the Great War. Love is the last thing on his mind. But that’s before he meets Colette Fournier, a Belgian chanteuse who’s already survived unspeakable tragedy at the hands of the Germans.

Thirty years after these four lovers’ fates collide, the Greek goddess Aphrodite tells their stories to her husband, Hephaestus, and her lover, Ares, in a luxe Manhattan hotel room at the height of World War II. She seeks to answer the age-old question: Why are Love and War eternally drawn to one another? But her quest for a conclusion that will satisfy her jealous husband uncovers a multi-threaded tale of prejudice, trauma, and music and reveals that War is no match for the power of Love.

Mon avis

Un des thèmes que j’aime tout particulièrement dans les romans historiques, c’est l’époque des guerres mondiales. Que ce soit la première ou la deuxième (bien que j’aie plus souvent lu des romans traitant de la 2e), peu importe le pays ou l’histoire prend place, peu importe la nationalité des personnages, c’est un sujet que j’aime beaucoup. Quand j’ai entendu parler de ce livre, on m’a eu lors de la mention de l’époque ou l’histoire prend place, mais également grâce à sa narration originale. Une de mes lectures préférées des dernières années et La voleuse de livres par Markus Zusak. Le narrateur est nul autre que la mort elle-même. J’étais donc bien curieuse de découvrir Lovely War puisque la narration est assurée par la déesse Aphrodite (et on se rend compte un peu plus tard dans le roman que Ares, Apollo et Hades narrent quelques portions de ce récit).

Commençons donc par la narration. J’étais très enthousiaste face à ce que l’histoire soit raconté par la déesse Aphrodite. Mais j’avoue avoir adoré que certaines portions du récit soient raconté par d’autres dieux. Toutes les portions qui prenaient place au front étaient narré par Ares, les portions traitant de la musique ou du succès étaient narrées par Apollo et les passages traitant de la mort étaient narrés par Hades. J’ai particulièrement aimé ces dernières. Pas que j’aime tout particulièrement voir un personnage mourir dans une histoire, mais parce que j’ai trouvé sa narration tout en douceur. J’avais l’impression de retrouver un vieil homme qui accueil ses invités (ici l’âme des gens morts) dans a la plus grande des bienveillances. Malgré tout, le récit n’aurait pas été complet sans ces quatre narrateurs différents. Évidemment, l’histoire est faite de façon à ce que ce soit un brin logique et cette histoire principale, mais qui devient un peu secondaire est tout aussi intéressante que l’histoire de Hazel, James, Colette et Aubrey.

Dans Lovely War, on se fait raconter l’histoire de deux grandes histoires d’amour celle de Hazel et James et celle de Colette et Aubrey. Mais ces deux histoires se croiseront assez rapidement. Hazel était le personnage que j’ai préféré avec sa naïveté, sa joie de vivre et surtout son optimisme face à la vie (et ce malgré la menace de la guerre). Son histoire avec James était magnifique et j’ai même versé quelques larmes à certains passages. James était définitivement l’homme parfait bien que la guerre aura eu des impacts assez important sur lui. Tous les deux sauront se trouver malgré la distance et malgré les obstacles.

Colette est une jeune Belge qui a beaucoup perdu déjà à cause de cette guerre. Elle est donc sur ses gardes et ne souhaite pas que son cœur se brise à nouveau pour un jeune homme qui pourrait tout aussi bien ne jamais revenir du front. Mais elle rencontre Aubrey un jeune soldat américain venant de Harlem à New-York. Le plus gros défi de Aubrey est probablement la couleur de sa peau puisqu’il doit participer aux efforts de guerre alors que son pays est encore sous l’emprise de la ségrégation raciale. L’un pourrait penser que les soldats s’épauleraient dans cet effort mutuel pour la paix de leur pays, mais non. Sa vie est donc en danger à cause de la grande guerre, mais également à cause du racisme encore bien trop présent puisque le fait de se faire voir en compagnie d’une femme blanche pourrait lui valoir la mort.

J’ai trouvé les personnages incroyablement riches et attachants. Chacun à son histoire qui le défini et qui le rend unique. Et bien que Lovely War soit un livre, je n’avais aucun mal à m’imaginer ces personnages fouler le sol de la France de 1918. Et j’ai été surprise d’apprendre que quelques-uns des personnages du récit sont des histoires vraies ! L’auteure a réaliser un incroyable recherche pour rendre son ouvrage le plus crédible possible. Donc oui c’est une œuvre de fiction dans le sens ou les personnages de Hazel, de James, de Colette et de Aubrey ne sont pas vrais, mais les événements, les lieux et certains autres personnages le sont. L’histoire est donc très facile et fluide à lire. Les chapitres étant particulièrement courts, ça aide aussi énormément à tourner les pages à toute vitesse.

J’ai bien aimé que l’on aborde le sujet des soldats noirs qui ont été déployés lors de la première guerre mondiale. Bon, j’ai trouvé assez horrible qu’en fait ils soient utilisés comme de la chair à canon, mais j’ai aimé voir qu’ils ont tout de même eu droit à de la reconnaissance à la fin de la première guerre. Cela dit, ça m’a fait de la peine de voir tout ce que Aubrey et son escadron devait vivre au quotidien sur la base militaire. Notamment, ils ne pouvaient recevoir de divertissements autre que celui offert par leurs bénévoles à la peau noire. Ils ne pouvaient pas se mêler aux soldats blancs. Ils étaient victimes de racisme au point d’avoir peur pour leur vie s’ils se promenaient seul à la tombé du jour et surtout ils devaient faire les travaux les plus difficiles dans les pires conditions. C’était la première fois que je lisais à propos d’un soldat noir à l’époque de la première guerre mondiale et j’ai vraiment adoré.

Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette histoire et je pense vraiment qu’elle pourrait plaire à tous ces amoureux de fiction historique sur fond de première ou deuxième guerre mondiale. Le sujet n’est pas facile, mais je pense que c’est ce qui rend ces histoires si émotionnelles. Lovely War a donc été un gros coup de cœur pour moi.

Aimez-vous les romans historiques prenant place à l’époque des grandes guerres ?

Bonne lecture,
Kat

Note : 5 sur 5.
Pour se le procurer : Les Libraires, Indigo

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