Critiques de livres

Chronique | Salt to the Sea par Ruta Sepetys

“I wept because i had no shoes,
until i met a man who had no feet.”

Ruta Sepetys • Penguin Books • Fiction historique • 379 pages

Synopsis

While the Titanic and Lusitania are both well-documented disasters, the single greatest tragedy in maritime history is the little-known January 30, 1945 sinking in the Baltic Sea by a Soviet submarine of the Wilhelm Gustloff, a German cruise liner that was supposed to ferry wartime personnel and refugees to safety from the advancing Red Army. The ship was overcrowded with more than 10,500 passengers — the intended capacity was approximately 1,800 — and more than 9,000 people, including 5,000 children, lost their lives.

Sepetys (writer of ‘Between Shades of Gray’) crafts four fictionalized but historically accurate voices to convey the real-life tragedy. Joana, a Lithuanian with nursing experience; Florian, a Prussian soldier fleeing the Nazis with stolen treasure; and Emilia, a Polish girl close to the end of her pregnancy, converge on their escape journeys as Russian troops advance; each will eventually meet Albert, a Nazi peon with delusions of grandeur, assigned to the Gustloff decks.

Mon avis

Depuis le temps, vous devez avoir deviné que j’aime beaucoup les fictions historiques… surtout celles tournant autour de l’époque de la première et de la deuxième Guerre Mondiale. Il y a également un nom qui revient souvent dans le monde des fictions historiques est c’est celui de Ruta Sepetys et je peux enfin dire que j’ai découvert sa plume. Contrairement aux romans que j’ai lu se déroulant à cette époque, on ne retrouve pas un personnage français. En fait, on est projeté directement en Allemagne alors que les Allemands se font attaquer de tous les côtés par les forces Russes dirigées par Staline. On retrouve donc quatre personnes tous venant d’un pays différent. Joana est Lithuanienne et a pu se réfugier en Allemagne de part une partie de sa famille. Florian est un peu prusse en fuite avec un trésor inestimable. Emilia est une réfugier polonaise, malheureusement elle est détesté autant des Nazis que des forces Soviétiques et puis nous retrouvons Albert, un jeune nazi à la recherche de reconnaissance. D’entrée de jeu, je dois dire que j’ai adoré 3 des narrations et que j’ai détesté la 4e. J’imagine que vous vous doutez de laquelle il s’agit, mais je n’ai pas aimé la perspective d’Albert.

Peut-être qu’un roman avec quatre narrateurs différents vous fait peur, mais il n’y a vraiment pas a s’inquiéter. Les personnages sont bien distincts les uns des autres et ils se croisent tous assez rapidement dans le récit. Les chapitres sont courts, mais ils nous permettent de suivre leur périple à travers chacun de leurs regards tout en ayant conscience de leurs passés respectifs. Et je ne peux imaginer vivre ce que ces jeunes ont eu a vivre durant ces années de guerre. Je sais qu’ils sont fictifs, mais il y a certainement des réfugiés qui ont vécu des histoires similaires. Autant j’ai adoré les narrations de Florian, Emilia et Joana qui, je trouve, apportaient vraiment quelque chose à l’histoire. J’ai eu un peu plus de mal avec celle d’Albert. J’avoue que sa narration est un peu plus difficile à comprendre et son personnage est difficile à saisir au départ. Et puis plus on le découvre et moins j’avais envie d’en apprendre plus sur lui. De ces quatre personnages, deux seulement survivront au naufrage du Wilhelm Gustloff.

D’ailleurs, parlons-en de ce naufrage. Je n’avais jamais entendu parler de cette tragédie avant cette année. Salt to the Sea n’est pas le premier livre que j’ai lu cette année qui traitait de ce naufrage et du trésor qui aurait pu se trouver à bord puisque j’en ai entendu parler dans La chambre d’Ambre par Naomi Chauret que j’ai lu quelques mois plus tôt. Je trouve cela assez incroyable d’avoir lu deux romans traitant du même sujet en si peu de temps alors que je n’en ai pas entendu parler pendant 28 ans. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi cette tragédie ne figure pas parmi les cours d’histoire. On entend parler des deux guerres, mais on ne nous a jamais enseigné ce naufrage. On entend souvent parler du Titanic, on en a même fait un film et pourtant le naufrage du Wilhelm Gustloff a fait 9000 morts soit 7 500 de plus que le Titanic. La seule différence c’est que dans le Titanic on retrouvait des bourgeois alors que sur le Wilhelm Gustloff on retrouvait des réfugiés et des soldats allemands. Pourtant, je ne trouve pas que ce soit une raison valable pour taire cette portion de l’histoire. C’est tout simplement terrible ce qui a pu arriver à toutes ces personnes. D’ailleurs, le Wilhelm Gustloff n’est pas le seul navire qui a fait naufrage durant cette nuit d’évacuation.

Dans tous les cas, j’ai vraiment aimé ma lecture. J’ai trouvé l’aspect historique intéressant puisque c’était une portion de l’histoire que je ne connaissais pas et surtout j’ai adoré les personnages. Enfin trois des narrateurs, mais aussi des personnages que l’on croise dans l’histoire sans forcément se retrouver dans leur tête. Ce qui a fait baisser ma note est vraiment la narration d’Albert. Je me serais vraiment passé de ses discours bizarres et haineux et je crois que j’aurais été plus embarqué dans l’histoire s’il n’y avait eu que trois narrations.

Malgré tout, c’est vraiment un roman que je conseille. C’est bien écrit et l’histoire est rapide à lire. Et surtout, c’est un sujet au combien intéressant.

Bonne lecture,
Kat

Note : 4 sur 5.
Pour se le procurer : Les libraires, Indigo

2 commentaires sur “Chronique | Salt to the Sea par Ruta Sepetys

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