Critiques de livres

Chronique | Là ou tombent les samares par Valérie Langlois

« Pour toi, Emma, qui aimes que les choses soient ordonnées et vraisemblables, la mort est imprévisible et chaotique. »

Valérie Langlois • Libre Expression • Contemporain • 304 pages

Synopsis

Et si les réponses à nos questions se trouvaient au fond d’un coffre de bois ?

Trop longtemps bousculée par les rafales de la vie, Emma, mi-trentaine, ne sait plus où elle doit se poser. Devenue rigide, tant dans ses habitudes que dans son travail, elle s’est accrochée à sa souffrance d’avoir perdu un enfant et à son besoin de contrôler son environnement.

À la mort de sa mère, elle reçoit un coffre rempli d’objets dont chacun lui révélera une part d’elle-même. Ces objets la pousseront à affronter ses peurs, notamment en partant seule en Écosse. Troublée dans ses certitudes, elle en viendra à explorer le véritable sens du mot « héritage ».

Le parcours vers le bonheur d’une femme complexe et attachante.

Mon avis

La couverture et le titre du roman on tout de suite su attirer mon attention. Mais c’est vraiment la mention d’un voyage en Écosse qui m’a fait acheter le livre. J’ai vraiment apprécié ma lecture. J’ai bien aimé les thématiques abordés également même si j’ai l’impression qu’il y en a beaucoup qui ont été abordés. Il y ait mention de deuil post-natal, de la vie en ayant un trouble obsessionnel-compulsif, de deuil (multiple), de choc post-traumatique et j’en passe. Pour un roman de 304 pages, je trouvais que c’était peut-être un petit peu trop et que certains sujets se perdaient.

La mention du deuil post-natal est très présente en début de roman et un peu moins vers la fin. En fait, Emma n’a pas encore réussi à faire son deuil même si elle à l’impression que oui. L’histoire retrace vraiment sa guérison face à la perte de son fils et j’ai aimé cet aspect du récit. Pour ce qui est du trouble obsessionnel-compulsif… j’avoue avoir eu un peu plus de mal. Autant au début du roman je ne savais pas qu’elle avait ce trouble, elle semblait simplement avoir quelques manies, mais sincèrement qui n’en a pas. Donc quand le diagnostique du trouble (qui était déjà connu) est apparu dans l’histoire, j’ai été un peu surprise. Je ne pense pas que ce trouble était nécessaire à l’histoire ou apportait plus au récit. Surtout que j’ai trouvé qu’on tombait vite dans le cliché (elle est maniaque de la propreté). Pour ce qui est des deuils multiples des gens autours d’elle, oui c’était beaucoup, mais en même temps, c’est directement ce qui la fait progresser dans sa guérison et son cheminement personnel donc je n’ai rien de vraiment négatif à dire là-dessus. Pour ce qui est du choc post-traumatique avec l’histoire entourant la mort de son père, je trouve simplement que ce n’était peut-être pas assez aboutit. J’avais comme un sentiment que ça avait été ajouté à l’histoire sans forcément apporter quelque chose de plus à l’histoire. La portion découverte de sa famille écossaise aurait pu se faire même sans cette histoire entourant la mort de son père.

Malgré tout, j’ai aimé l’histoire. J’ai surtout aimé voir progresser Emma dans ce futur incertain alors qu’elle perd tous ses repères. Ce que j’ai vraiment aimé du roman c’est cette espèce de Bucket List reçu en héritage. On dirait que la découverte du prochain objet et du prochain défi donné par sa mère me donnait vraiment le goût de tourner les pages pour découvrir qu’elle nouveau travail sur elle-même elle devrait accomplir. Évidemment, la portion avec la découverte de ses racines en Écosse a décidément été ma préférée. C’est que j’aime les romans se déroulant dans un autre pays, ça me donne envie de voyager et me donne le sentiment de voyager un petit peu au travers de ma lecture. Comme l’Écosse est définitivement un pays que je souhaite voir un jour, je ne pouvais qu’elle heureuse de découvrir ces terres dans ce roman.

Par contre, il y a quelques aspects qui m’ont fait tiquer avec le roman. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que Emma connaissait énormément de choses. Des connaissances en Whisky, des connaissances en psycho, des connaissances du point de vue légal, des connaissances sur le ressentis des enfants lors d’un divorce. Elle semblait tout connaître. Ce que j’avais du mal à trouver crédible. De plus, elle utilisait des mots de vocabulaire soutenu pour décrire des actions du quotidien. Le plus marquant étant lorsqu’elle regarde les palmipèdes dans l’étang. Je sais ce que veux dire le mot palmipèdes car j’ai fait des études en biologie, mais ça aurait été vraiment plus accessible de simplement dire le mot canard. Évidemment, les palmipèdes incluent également les cygnes et les oies… mais ça n’apporte pas plus à l’histoire de dire un terme que beaucoup de gens de la population ne connaitront pas. J’avais donc énormément de mal à m’identifier au personnage d’Emma pour cette raison. J’avoue que le fait qu’elle nommait constamment ses parents par leur prénom me perturbait un peu également, je l’avoue.

Malgré tout, j’ai aimé ma lecture. J’ai aimé suivre Emma dans sa guérison et dans la découverte de ses racines. J’ai aimé la suivre également lorsqu’elle a fait la rencontre de Cameron. J’avoue que ce genre d’histoire fait grandement rêver. C’est un roman qui se lit bien et vite. J’ai bien embarqué dans l’histoire et j’avais hâte d’en découvrir la suite.

Bonne lecture,
Kat

Note : 3 sur 5.
Pour se le procurer : Les libraires

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